QUELQUES REMARQUES SUR L’UTILISATION DU LEXIQUE POUR L’ACQUISITION DE VOCABULAIRE PROFESSIONNEL EN LANGUE ÉTRANGÈRE

Balabanov Vladislav

Дата публикации: 16.06.2019

Опубликовано пользователем: Балабанов Владислав Борисович

Рубрика ГРНТИ: 14.00.00 Народное образование. Педагогика

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Balabanov V. Quelques remarques sur l'utilisation du lexique pour l'acquisition de vocabulaire professionnel en langue étrangère // Портал научно-практических публикаций [Электронный ресурс]. URL: http://portalnp.ru/2019/06/10325 (дата обращения: 16.06.2019)

Comme vous le savez, l’enseignement des langues étrangères présente un certain nombre de spécificités dont la connaissance vous permet d’améliorer constamment les méthodes d’enseignement de cette discipline, en fonction de nombreux critères essentiels. Dans cet article, nous tenterons de formuler les caractéristiques de base de la création et de l’utilisation du lexique pour l’apprentissage du vocabulaire professionnel dans une langue étrangère. Ces lexiques sont généralement inclus dans les manuels de formation ou les ouvrages didactiques.

Dans le cadre éducatif, un lexique approprié diffère considérablement d’un lexique à vocation universitaire. Il est conçu spécifiquement pour les personnes apprenant une langue étrangère dans le cadre d’un certain niveau d’enseignement, d’une certaine spécialité et conformément aux exigences des programmes d’un établissement d’enseignement particulier.

La spécificité de l’enseignement du vocabulaire professionnel des langues étrangères vient du faitque la connaissance d’une langue étrangère n’est pas une fin en soi, mais un moyen de résoudre les problèmes qui se posent dans les activités professionnelles. L’étude d’une langue étrangère implique la maîtrise de compétences en phonétique, grammaire et vocabulaire. Ces trois composantes sont étroitement liées entre elles, bien qu’elles semblent être des aspects relativement autonomes. A titre d’exemple, on peut noter que contrairement à la phonétique, qui est pratiquement un système fermé de règles, de sons et d’intonations avec une faible exposition aux influences extérieures, le vocabulaire est par un système ouvert avec des processus continus de changement et de renouvellement, influencé aussi par des processus intralinguistiques et des emprunts extérieurs. Or l’enseignement du vocabulaire professionnel se heurte à un obstacle de taille : le nombre d’heures consacrées à cet enseignement est très faible, alors que le lexique est en constante évolution.  De ce fait, nous devons réfléchir à des méthodes efficaces et à la recherche de la meilleure solution.

Le vocabulaire minimum est un complexe lexical et phraséologique qui comprend un  nombre minimum requis de mots individuels, de combinaisons de mots et de phrases entières, dont la connaissance constitue la réserve lexicale active et passive nécessaire de l’étudiant. La tâche la plus difficile pour les concepteurs de publications éducatives consiste à sélectionner les mots indispensables qui permettront de former un bagage lexical dont la connaissance deviendra une base suffisante pour « se réapprovisionner » dans les conditions d’une auto-formation motivée.

Dans le cas d’un enseignement des langues étrangères à vocation professionnelle, le lexique ne devrait pas se limiter à la terminologie professionnelle, puisque la compétence linguistique devrait au moins inclure la connaissance des notions nécessaires à la communication sociale et professionnelle.

Il convient de rappeler que le concept linguistique général d’unité lexicale et le terme “unité lexicale éducative” ne sont pas des synonymes complets et ne peuvent être interchangeables. En raison de la multiplicité colossale du vocabulaire de la plupart des langues, il est presque impossible, à des fins éducatives, de couvrir tout le spectre des significations d’un mot ou d’une phrase, y compris toute la diversité sémantique selon les situations et les contextes. Par conséquent, les  lexiques n’incluent généralement que les mots et expressions les plus courants (nous parlerons plus loin de la polysémie). Le principe de fréquence d’utilisation de telle ou telle unité lexicale est subjectif et relatif. Toutefois, lors de l’élaboration de lexiques pour l’apprentissage professionnel des langues étrangères, le principe de la fréquence d’utilisation est le plus souvent dominant. Malgré la discutabilité de cette approche et la subjectivité dans l’évaluation de la fréquence d’utilisation d’un mot ou d’une expression, la base du travail de compilation d’un vocabulaire minimum est souvent une vision stéréotypée de la situation de la communication. Ainsi s’élabore un modèle des besoins de communication axé sur les activités professionnelles. En d’autres termes, même en choisissant des expressions dans le domaine de la communication quotidienne et socioculturelle, le lexique de base  inclut principalement les mots et expressions qui ont une teinte stylistique et sémantique adaptée aux représentants d’une profession particulière. Cependant, le vocabulaire utilisé pour la communication orale ne sera pas toujours absolument identique à celle utilisé pour l’expression écrite de la pensée.

Sous une forme simplifiée, le travail de sélection des unités lexicales éducatives se limite souvent à la compilation du vocabulaire de mots étrangers que l’on trouve dans les textes étudiés dans les disciplines à orientation professionnelle. Ces listes de mots et de phrases peuvent comprendre certains termes professionnels dont la traduction se limite à la sémantique du contexte, à savoir une situation particulière. Dans de tels cas, la majorité des significations des mots ne sont pas prises en compte, car elles n’ont aucun intérêt dans ce contexte particulier. Mais c’est la polysémie qui est la principale difficulté pour les étudiants, car lorsqu’ils travaillent avec le vocabulaire, ils doivent choisir le sens du mot ou de la phrase, qui est le plus proche possible du sens de cette situation particulière. Tous les autres sens sont ignorés, ou restent, au mieux, au fond de la mémoire passive, dont il est presque impossible au moment opportun de retrouver la traduction. Par conséquent, le vocabulaire minimum devrait être basé non seulement sur les unités lexicales utilisées dans les textes spécialisés pour la lecture, mais aussi sur les exercices qui suivent le texte. Ces derniers devront balayer les autres sens (les plus courants) des mots et expressions utilisés dans le texte. Cela permettra de décomposer le vocabulaire minimum inclus dans le vocabulaire en nuances sémantiques en fonction du contexte et de la situation spécifique de la communication orale ou écrite.

En plus de ce qui précède, nous aimerions souligner que les unités lexicales peuvent être réparties en trois catégories : le «quotidien », le « professionnel » et « l’universel ». Autrement dit, il existe des termes très spécialisés qui sont rarement utilisés dans la vie quotidienne et vice versa. Mais la couche intermédiaire du lexique, qu’on peut qualifier comme universelle, peut se rencontrer presque aussi régulièrement dans le contexte de la communication quotidienne que dans la sphère professionnelle. Lors de l’élaboration du lexique de base, il est nécessaire de tenir compte de cette spécificité et d’inclure les trois catégories d’unités lexicales mentionnées ci-dessus dans la liste des mots et expressions recommandés. Une telle division en groupes n’est pas obligatoire, et chaque compilateur du lexique procède selon sa propre expérience professionnelle, et selon d’autres critères objectifs et subjectifs. Toutefois, un certain nombre de ces critères sont traditionnellement incontournables. Il s’agit notamment de la nécessité de structurer le vocabulaire minimum en fonction de la liste des sujets à étudier, du temps alloué à leur assimilation, etc. Cela signifie que le vocabulaire minimum des unités lexicales éducatives ne doit pas se limiter à la version réduite d’un dictionnaire académique bilingue avec un tri classique des unités lexicales par ordre alphabétique. Dans le cas qui nous intéresse, un tel outil ne ne contribuera pas à l’apprentissage efficace du vocabulaire. Par conséquent, les rédacteurs des manuels, qu’ils soient sous forme imprimée ou électronique, choisissent généralement des unités de vocabulaire pour chacun des thèmes  couverts par le programme, en mettant l’accent sur des textes choisis, sur du matériel audiovisuel et d’autres matériels pédagogiques utilisés en classe ou en autonomie. En plus des mots et des expressions inconnus dans les textes ou les vidéos, le vocabulaire minimum devrait comprendre un certain nombre d’unités lexicales auxiliaires conçues pour organiser l’utilisation des supports sémantiques. Il peut s’agir, par exemple, de prépositions, de conjonctions, de connecteurs logiques, etc. qui aident à établir une relation sémantique entre les principaux termes et définitions à l’étude, etc. Il est clair que les termes de base et les mots auxiliaires ont une valeur sémantique absolument différente. Le choix des unités lexicales à inclure dans le lexique de base doit se faire dans le respect du bon fonctionnement de la phrase : Autrement dit, il faut aussi inclure des mots qui permettent d’établir une vraie situation de communication. La question qui se pose ici est celle de la compatibilité des mots de la phrase.

Il convient également de mentionner la nécessité de tenir compte des particularités du filtre idéologique et politiquement correct, lorsqu’on omet intentionnellement dans le lexique de base les mots à connotation négative.

Il convient de mentionner l’importance des exemples, qui peuvent être utilisés pour mieux comprendre la signification des mots et qui permettent à l’apprenant de construire ses propres phrases par analogie. De tels exemples d’expressions devraient avoir une structure grammaticale aussi simple que possible, sans être alourdis par des concordances complexes des temps, des formes passives ou subjonctives. Ainsi, les étudiants ont la possibilité de se concentrer sur l’acquisition de nouveaux mots sans être détournés par l’analyse des caractéristiques des structures grammaticales.

On peut considérer qu’un lexique de base doit proposer du vocabulaire stylistiquement neutre. Toutefois, il peut y avoir des exceptions. Par exemple, dans le cas de l’acquisition de vocabulaire professionnel dans le domaine juridique, il est parfois impossible d’éviter certaines formes argotiques. De même il est peu probable qu’on évite d’inclure des synonymes dans le vocabulaire, car le même concept peut avoir des nuances sémantiques différentes.

Comme nous l’avons déjà mentionné, les mots utilisés dans le langage sont  monosémiques et polysémiques. Il est nécessaire de privilégier les mots à plusieurs sens, car après avoir maîtrisé un certain nombre de mots polysémiques, l’étudiant apprend un éventail plus large de concepts.

Dans le processus de sélection des mots pour le lexique, l’auteur doit se rappeler que la liste complète des mots et des expressions proposés ne sera pas assimilée par les élèves comme vocabulaire actif. Il est donc nécessaire de fournir des recommandations méthodologiques spécifiques aux étudiants afin de les orienter dans le choix des mots et de fixer des priorités. Cependant, étant donné les spécificités de la mémoire humaine, il est nécessaire d’éviter la surabondance de l’information lors de l’élaboration d’un vocabulaire minimum.

En termes de combinaisons de mots, il convient de noter que le vocabulaire d’apprentissage doit inclure à la fois des expressions figées et des combinaisons libres. En outre, il est également logique d’inclure au moins un nombre suffisant de clichés prêts à l’emploi dans le vocabulaire, dont la mémorisation donne aux étudiants plus de confiance dans la création de leurs propres propositions. De telles phrases-types (clichés) comprennent un ensemble typique de phrases prêtes à l’emploi (ou des parties de phrases), par exemple pour annoter/référencer le texte, ainsi que pour exprimer sa propre opinion sur le texte lu ou la vidéo regardée.

Dans certains cas, le lexique peut contenir une partie séparée, conçue comme un petit recueil de phrases-types. Les lexiques incluant une sorte de « guide de conversation » ont un sens lorsqu’il est nécessaire d’enseigner une langue étrangère de façon intensive, en peu de temps.

En général, un vocabulaire-minimum est un outil didactique très efficace conçu pour systématiser le matériel lexical étudié en fonction des objectifs et du niveau d’enseignement, et est également un élément indispensable d’un enseignement à vocation professionnel d’une langue étrangère.


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